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0. Menu Général
1. Introduction
2. Dispositif Architectural
3. Formations et Recherches
4. Support de Développement
5. Dossier de Présentation (Mars 2000) (fichier pdf 1.3Mo)
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Le SCAN: des contenus d'enseignements et un laboratoire de recherches
L¹intégration accélérée des technologies informatiques, l¹augmentation des performances et la baisse régulière des coûts obligent à repenser les enjeux d¹une structure de production institutionnelle. Depuis plusieurs années déjà certaines écoles de commerce ne s¹équipent d¹aucun matériel informatique, étant entendu que chaque étudiant vient nécessairement avec son ordinateur portable personnel. De la même manière, dans le champ de l¹art, à mesure que chacun pourra s¹isoler de plus en plus facilement et de plus en plus tôt dans son ³home studio² personnel, l¹intérêt pour un studio collectif ne sera plus indexé sur les ressources techniques mais sur les possibilités d¹échange et de contact. Le studio de création de demain ne sera pas construit autour des moyens de production mais à partir d¹un dispositif de réflexion et de discussion. L¹atelier de Christian Boltanski à l¹Ensba en est l¹anticipation radicale : à part quelques chaises, il est totalement vide afin de rester disponible aux rendez-vous, entretiens, et conversations entre étudiants.
Le projet du SCAN consiste donc essentiellement à construire une plateforme de rencontres, aux niveaux pédagogique et artistique, national et international. En effet, si le travail en réseau ne nécessite plus d¹atelier au sens traditionnel du terme, la démultiplication des échanges qu¹il génère fait émerger une demande essentielle de débats, séminaires, workshop, colloques, etc. Le projet architectural du Scan est conçu dans cet esprit : à une dématérialisation des espaces de production doit correspondre une mise à disposition de nouveaux espaces d¹expérimentation, de confrontations et de discussions. Outre des salles de montage et des postes de travail qui restent bien sûr encore indispensables dans une école d¹art, la spécificité du projet se lit donc surtout dans l¹attention portée aux salles de cours et aux espaces collectifs qui permettront de développer un programme de rencontres et d¹accueil d¹artistes visiteurs et d¹étudiants stagiaires.
Plutôt qu¹un outil de production professionnel, aux équipements obsolètes à peine accordés les crédits, le Scan pourrait rapidement devenir, au sein d¹un vaste réseau immatériel de relations artistiques, comme un point nodal soudain matérialisé, bénéficiant de l¹infrastructure d¹accueil de la Villa Arson et du dynamisme de l¹activité d¹exposition de son Centre d¹Art, où se cristallisent toutes les initiatives de partage de l¹information et d¹où peuvent rayonner de multiples expériences interdisciplinaires.
formation (les apprentissages)
- les pratiques en réseau
Le SCAN est identifié car c¹est un lieu relié, ³augmenté², habité. Les pratiques pédagogiques au sein de la Villa Arson autour des Nouvelles Technologies (Informatique, Réseaux, Communication) ont toujours privilégié des réalisations collectives et coopératives. Dans ce sens, le développement des échanges et des accueils est devenu une ressource. Se basant autant sur les résidences d¹artistes que sur les échanges entre les structures, le SCAN s¹offre une destination de ³dispositif ouvert et augmenté², et opérant pour les étudiants de la Villa Arson.
En se dotant du SCAN, la Villa Arson développe une surface de diffusion, d¹expertise et de lieu nodal de réflexion assez unique en France et ainsi pourra être pilote dans le domaine de l¹expérimentation en art contemporain, voire même sur l¹observation des langages contemporains en rassemblant les entités présentes autour des recherches menées (voir les partenariats avec le Collège International de Philosophie, l¹IRCAM, Le GMEM, le STEIM, Avatar, etc.). Cette surface permettra d¹ouvrir des lieux de communication (conférences, video-conférences, etc.) et des lieux de discussion (forums, listes de diffusion, IRC, etc.) essentiels à la dynamique intellectuelle et artistique, à l¹image de collecticiels et de l¹exemple de Hypex99 initié dans le cadre de Lascaux2.
La construction d¹un observatoire (veille technologique et artistique) utilisera comme ressources tant le support communicationnel internet que l¹intervention in-situ. Cet observatoire pourra être constitué de chercheurs et d¹artistes. S¹appuyant sur des résidences d¹artistes, des communications de chercheurs et sur un réseau international de correspondants , un tel observatoire constituera un outil pour mettre en place des mastères (voir le Mastère Son). La disponibilité d¹un réseau de correspondants ouvrira un espace de veille à partir de commentaires, d¹analyses et de compte-rendus de l¹actualité artistique. Une collaboration avait été évoquée dès 1998 dans le cadre de l¹une des premières tentatives de ³veille artistique² menée par Alain Depocas au Musée d¹Art Contemporain de Montréal. Permettre la construction d¹un tel dispositif intellectuel et artistique identifiera le lieu SCAN comme un espace conversationnel et expérimental.
Reliées par internet les écoles pourraient constituer enfin un véritable réseau. Loin de la fiction de la mobilité supposée des étudiants d´une école à l´autre en fonction des spécialisations locales, pourrait très facilement s´organiser l´échange et le partage des ressources spécifiques. Il se pourrait très bien que telle recherche développée par tel étudiant dans telle école trouve une attention plus féconde dans telle autre école. Il se pourrait très bien qu´une remarque critique formulée à un endroit puisse déclencher dans un autre une production inédite. Il se pourrait très bien qu´un étudiant isolé quelque part s´associe ailleurs avec un autre étudiant pour une interaction créative. Les écoles d´art en réseau, ce sera à la fois un réseau pédagogique et une pédagogie des réseaux. Paul Devautour, Jérôme Joy, Jo Mailland |